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Les Fous du Rhône [Anaglyph]
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L'effet de réalité virtuelle en 3D ne peut être perçu que par le port de lunettes anaglyphes Rouge/Cyan.

Commande photographique du Musée de la Camargue pour la collection permanente. Publication monographique Anaglyph Mireille Loup, éd. Images Plurielles, 2016.

Formats et techniques :
Tirages Ultrachrome giclée couleur sur papier Hahnemühle Photo Rag Baryta 315gr, contrecollage sur aluminium Dibond, encadrés en caisse américaine de bois blanc H 72 x L 104 cm.
Edition limitée à cinq exemplaires chaque.

Tout change, tout disparaît pour réapparaître plus loin, seul les fous le savent.

Les fous du Rhône sont passionnés par la violence du fleuve, sa lumière et ses tragédies. Certains fouillent, cherchent, creusent pour comprendre et écrire son histoire. Ils repèrent ses déplacements au fil des siècles, les traces qu’il a laissées dans le sol et les paysages, les sites archéologiques, les épaves, les objets antiques roulés dans la vase. D’autres sont simplement attachés au Rhône, par une histoire qui les a amenés là, où ils ont choisi de rester pour voir vivre le fleuve au quotidien, surveiller ses frémissements, comme envoutés par sa présence.

Philippe Rigaud, érudit libre, chercheur médiéviste représente le fou du Rhône n°1 devant l’objectif constructeur de Mireille Loup qui assemble huit images pour créer le rêve en relief. Arles au loin sous l’orage, Philippe, une gaffe ancienne à la main, pose devant le Césaire, barque aux voiles latines échouée dans le Rhône depuis juillet 2015, après des années de restauration. Les fous du Rhône, sur une idée d’Estelle Rouquette, conservatrice du Musée de la Camargue, est une commande photographique qui se déploie entre 2015 et 2016 pour la collection permanente du musée.

Fou du Rhône n°2 : "Othello Badan, l’homme qui voit sous la terre", sonde le marais du Vigueirat à la recherche du Canal de Marius ou « fosses mariennes » que le général romain a creusé pendant l’hiver -103-102 avt. J.C. Ce canal a permis aux bateaux de contourner l’embouchure du Rhône d’Ulmet pour accéder plus aisément au camp où sont installées les 5 légions mobilisées contre les Cimbres et les Teutons.

Fou du Rhône n°3 : "Luc Long, Rhodania Jones (OSS 003)", est un archéologue sous-marin et subaquatique, connu pour ses découvertes dans le Rhône qu'il fouille depuis plus de 2000 ans. Il surgit de l'élément liquide et surfe sur cette eau qui, depuis plus de 2000 ans, nourrit la ville qu’il affectionne. Mi-Indiana Jones, mi-OSS, il émerge du chaos de l’histoire en costume 3 pièces, avec son carnet de croquis, sa lampe à la main et son masque de plongée sur le front.

Fou du Rhône n°4 : "Bruno Schnebelin, Ilotopiste sur le grand Rhône" s’est installé en Camargue dans les années 70 avec la compagnie théâtrale qu’il dirige. A l’origine du peuplement de l’île située entre Port-St-Louis et Salin-de-Giraud, Bruno et les Ilotopistes habitent avec femmes et enfants des maisons bioclimatiques flottantes ou submersibles qu’ils ont conçues eux-mêmes.

Fou du Rhône n°5 : "Roger Serre, sentinelle du Rhône" est arrivé en camargue à l’âge de 18 ans et n’en est plus jamais reparti.  Ouvrier agricole, il a participé à l’essor de la riziculture avant d’être employé comme aiguadier à la station de pompage d’Albaron. Il y a toujours un cabanon où il passe ses journées à pêcher et à surveiller les frémissements du fleuve qui remplit sa vie.

Estelle Rouquette, conservatrice du Musée de la Camargue.