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HYPER
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  • Installation visuelle et sonore

    Formats et technique : 91 photographies H 60 X L 50 cm, H 40 X L 30 cm et H 30 X L 40 cm, tirages argentiques couleur et noir et blanc contrecollés sur aluminium.

    Limité à cinq exemplaires.

    Bande sonore en co-réalisation avec Daniel Gries, durée 11' ECOUTER

     

    Hyper ou Opéra Intime

    « Dans la vitesse, nous nous ruons au-delà de nos corps. Nos corps ne peuvent escalader les cieux que dans les vapeurs d’essence. Os, sang, chair, tout en nous est broyé. »

    La vitesse dont parle T.E. Lawrence au début de ce siècle est mécanique et cette ruée au-delà des limites du corps est volontaire : c’est l’assentiment donnée par un héros tragique à un destin moderne. Son jardin d’Eden fut un désert et sa chute une fulgurance. Aujourd’hui, l’image de l’Eden n’est plus celle d’un orient fabuleux, ni même une vie neuve qui prétendrait à un avenir retrouvé. C’est une heure, ou qui sait tout un week-end, qui puisse nous appartenir en propre et échapper au rapt d’un temps hypertrophié. La vitesse désormais n’est plus mécanique. C’est l’expression brutale du collectif sur la personne. Elle ne menace plus seulement les corps mais rafle la substance de chaque instant, disperse l’écho de chaque battement de cœur.[…]

    C’est dans un décalage entre des vies réelles qui dérapent et l’imagerie surfaite d’un bonheur modélisé que la dramaturgie d’Hyper trouve sa justesse de ton. […]

    Le couple qui parle, dans la bande sonore réalisée par Mireille Loup et Daniel Gries, s’étonne faussement et un peu trop fort de sa chance de flâner quelques instants au creux du paradis perdu. […] Leur conversation se présente comme une promenade ; après avoir attiré le visiteur dans la salle où l’œuvre photographique s’expose, elle accompagne son parcours, de tableaux en tableaux. Constitués de séquences d’images, ceux-ci relatent des scènes dont l’intimité la plus crue voisine avec des allusions à l’imagerie publique la plus lisse.[…]

    Ces images déversent dans les regards des personnages le sentiment d’une dépense en pure perte, jusqu’à une extase imaginaire, une absence de rencontre, jusque dans l’étreinte.[…]

    Hyper met en scène l’anonymat d’un héroïsme contemporain dont les personnages et les spectateurs sont interchangeables.

    Bernard Goy in Mireille Loup HYPER, catalogue monographique, éd. Centre d'Art de Saint Fons, France, 1999.

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    Hyper ou Opéra Intime

    « Dans la vitesse, nous nous ruons au-delà de nos corps. Nos corps ne peuvent escalader les cieux que dans les vapeurs d’essence. Os, sang, chair, tout en nous est broyé. »

    La vitesse dont parle T.E. Lawrence au début de ce siècle est mécanique et cette ruée au-delà des limites du corps est volontaire : c’est l’assentiment donnée par un héros tragique à un destin moderne. Son jardin d’Eden fut un désert et sa chute une fulgurance. Aujourd’hui, l’image de l’Eden n’est plus celle d’un orient fabuleux, ni même une vie neuve qui prétendrait à un avenir retrouvé. C’est une heure, ou qui sait tout un week-end, qui puisse nous appartenir en propre et échapper au rapt d’un temps hypertrophié. La vitesse désormais n’est plus mécanique. C’est l’expression brutale du collectif sur la personne. Elle ne menace plus seulement les corps mais rafle la substance de chaque instant, disperse l’écho de chaque battement de cœur.[…]

    C’est dans un décalage entre des vies réelles qui dérapent et l’imagerie surfaite d’un bonheur modélisé que la dramaturgie d’Hyper trouve sa justesse de ton. […]

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    Hyper met en scène l’anonymat d’un héroïsme contemporain dont les personnages et les spectateurs sont interchangeables.

    Bernard Goy in Mireille Loup HYPER, catalogue monographique, éd. Centre d'Art de Saint Fons, France, 1999.